VOTRE DÉPUTÉ DE LA 2ÈME CIRCONSCRIPTION DE L'EURE

Oui à l’unité des socialistes autour des réformes utiles et des valeurs de la gauche

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Ce n’est plus un secret pour personne ; notre famille politique est en proie à des querelles internes qui rendent illisible notre action et brouillent notre réflexion commune. Si les discussions au sein de notre majorité sont essentielles pour nourrir notre politique, elles vont à l’encontre de cet objectif lorsqu’elles mettent en scène une surenchère publique non maîtrisée, de part et d’autre des débats. Nous avons plus que jamais besoin d’être clairs et compréhensibles pour nos concitoyens dans ce qui guide notre action et sur les objectifs que nous nous assignons.

Je suis convaincu que les réformes sont nécessaires à la réussite de notre politique et à l’amélioration de la situation de nos concitoyens. Je suis certain de la nécessité de réduire les déficits et de faire des économies sur la dépense publique, non pas par dogmatisme, mais pour ne plus être l’otage des marchés financiers et retrouver des marges de manœuvre pour financer les priorités du quinquennat. J’approuve les réformes qui visent à soutenir nos entreprises dans une période de crise économique et de faible croissance : les allégements fiscaux, engagés par notre majorité, vont permettre d’embaucher. J’ai défendu la première partie de notre budget pour 2015 parce qu’il contient des améliorations évidentes pour le pouvoir d’achat des Français, notamment la suppression de la première tranche de l’impôt sur le revenu qui permettra à 3 millions de nos concitoyens de sortir complètement de l’impôt. Je soutiens sans réserve l’amendement de justice sociale que nous avons porté à l’Assemblée avec l’ensemble du groupe socialiste qui vise à moduler les allocations familiales en fonction des revenus.

La réforme, lorsqu’elle tend vers le progrès social, vers une société meilleure et plus juste pour l’ensemble de nos concitoyens, est le propre de la gauche d’hier, d’aujourd’hui et de demain. C’est pourquoi l’opposition entre une « gauche passéiste » et une « gauche réformiste » n’a pas de sens : les valeurs de la gauche, de Jean Jaurès à François Mitterrand, de Léon Blum à Lionel Jospin, sont par essence progressistes car elles tendent toujours vers plus d’égalité, de justice sociale, de solidarité. Opposer ces soi-disant deux gauches n’a non seulement aucun sens, mais dessert également notre famille politique, car cela suppose soit que la « vraie » gauche serait enfermée dans un immobilisme contraire à la quête du progrès social, soit que l’exigence de réforme devrait passer par un certain nombre de renoncements aux valeurs qui ont fait, qui font et qui feront la gauche.

Il ne s’agit donc pas de symboles, mais de valeurs, valeurs autour desquelles nous pouvons et nous devons nous rassembler. Les valeurs de la gauche, les valeurs socialistes, sont celles qui ont permis la mise en place des congés payés et leurs allongements, la décentralisation, la liberté de la presse, les réductions du temps de travail, l’abolition de la peine de mort, le relèvement du SMIC, la lutte contre l’exclusion, la couverture maladie universelle. Invoquer ces réalisations, ce n’est pas s’enfermer dans un passéisme, c’est porter fièrement un héritage. Notre héritage, l’héritage de la gauche, l’héritage des socialistes, ne suffit pas à nous définir mais nous rappelle d’où nous venons, et donc en partie ce que nous sommes, et ce vers quoi nous devons aller.

Or je suis convaincu que les réformes engagées vont dans le bon sens, mais qu’elles sont masquées par une parole publique non maîtrisée qui, au lieu de promouvoir notre action, s’acharne à mettre en scène les déchirements de notre famille politique par une surenchère inutile et néfaste dans les prises de parole. J’ai signé l’appel solennel à l’unité des socialistes lancé par notre premier secrétaire national, Jean-Christophe Cambadélis, qui demande aux différents courants de « débattre sans se battre », mais aussi à nos dirigeants de maîtriser leur expression. Dans les périodes troubles comme celle que nous vivons, nous avons plus que jamais besoin d’envoyer un message clair de rassemblement autour de l’action de notre majorité et de nos valeurs et d’éviter de brouiller ce message par les surenchères et les provocations.

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