VOTRE DÉPUTÉ DE LA 2ÈME CIRCONSCRIPTION DE L'EURE

La Garantie jeunes entre dans sa phase active

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L'Eure est l'un des dix départements de France qui expérimente la nouvelle «garantie jeunes» proposée aux 18 à 25 ans en situation d'isolement et de grande précarité.  Elle prévoit un accompagnement renforcé vers l'emploi et l'autonomie, avec une allocation d'un montant de 433,75€ mensuels pendant les périodes sans emploi ni formation. L’objectif est que chaque jeune puisse bénéficier de dispositifs lui proposant un emploi de qualité, une formation, un apprentissage ou un stage. C’est le sens de la «garantie jeunes»: ne laisser aucun jeune sans solution, ne pas laisser perdurer de situations individuelles sans travail, sans études ou sans formation.

La garantie jeunes entre dans le cadre du plan gouvernemental de lutte contre la pauvreté et pour l'inclusion sociale. Pas moins de 800 jeunes habitants du département pourraient ainsi être concernés d'ici le mois d'octobre 2014 par cette démarche innovante pour laquelle l'Eure joue, comme neuf autres départements français, le rôle d'expérimentateur.

A l'issue de l'installation officielle de la commission d'attribution et de suivi lundi 18 novembre à la préfecture, une cinquantaine de jeunes, aux aspirations professionnelles mais aussi aux situations personnelles très différentes, ont validé leur entrée dans la démarche expérimentée dans l'Eure. Très rapidement, ils vont bénéficier d'un soutien et d'un suivi renforcés dans leurs recherches d'un emploi en contrepartie d'une allocation de 433,75 € par mois.

Le principe est de toucher, sur une période d'un an au plus, un public, sorti du système scolaire, bien souvent sans diplôme ni formation et qui peine à entrer dans le monde du travail. Cela implique pour les partenaires mobilisés, de l'Etat aux missions locales en passant par les services du Conseil général, un travail très fin d'accompagnement des jeunes. Et pas uniquement sur le volet formation mais aussi parfois autour de problématiques de santé, de logement ou encore de mobilité qui peuvent représenter un obstacle infranchissable pour l'insertion professionnelle.

"Plus que le quantitatif, les missions locales qui sont en première ligne dans ce dispositif, devront assurer un suivi individualisé serré", confirme Sophie Buquet-Renollaud, la présidente de l'association régionale des missions locales. A charge pour les quatre missions locales du département, en lien avec ses partenaires, de bâtir avec le jeune bénéficiaire, un parcours d'accompagnement global pour, d'une part définir un objectif professionnel réaliste et, d'autre part, lui donner les moyens d'y parvenir.

La réussite de ce dispositif passe par la motivation des premiers concernés: les jeunes. Il ne s'agit en aucun cas d'un RSA jeune. La garantie jeunes n'est effectivement pas un droit ouvert mais une démarche volontaire. Pour cette raison, le jeune est d'abord candidat et doit exposer ses motivations comme l'ont fait  une cinquantaine d'autres jeunes du département dont le dossier a été examiné par la première commission d'attribution. Si les partenaires de cette démarche s'engagent à les soutenir et à les accompagner sur le chemin de l'insertion, les candidats doivent faire montre d'une véritable volonté. C'est le principe du contrat que les premiers Eurois ont signé en espérant ainsi s'insérer durablement dans la vie professionnelle.