VOTRE DÉPUTÉ DE LA 2ÈME CIRCONSCRIPTION DE L'EURE

Emploi des jeunes: L’Eure aux avant-postes

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Rencontre avec les 1ers bénéficiaires des emplois d'avenir à Conches-en-Ouche

Hier, Matignon a fait connaître la liste des dix départements français retenus pour expérimenter le plan Garanties jeunes. Il en concernerait environ 10 000 dans un premier temps. Et l’Eure en fait partie : « C’est un dispositif qui s’inscrit dans le cadre du plan de lutte contre la pauvreté pour lequel j’ai très vite souhaité que notre département soit candidat à son expérimentation », explique Jean Louis Destans, joint par téléphone sur son lieu de vacances. « L’Eure est concerné puisque nous avons un département jeune. Dans le même temps, il souffre d’une augmentation du chômage depuis ces trois dernières années », ajoute le président socialiste du conseil général. Il avait déjà fait connaître cette candidature dans nos colonnes (lire nos éditions du 5 juillet 2013).
Les jeunes qui rentreront dans les critères leur permettant de bénéficier de la Garantie jeunes seront repérés par les Missions locales et par les travailleurs sociaux du conseil général répartis sur le territoire. « Il faudra un travail en réseau où les grandes villes du département auront aussi leur rôle à jouer », précise-t-il.


Objectif : 500 à 700 jeunes eurois

Dans l’Eure, comme dans tous les départements retenus, le nombre de jeunes potentiellement concernés par le dispositif est difficile à estimer, compte tenu de la grande précarité du public concerné. « Si nous parvenons à remettre 500 à 700 jeunes eurois sur les rails la première année du dispositif, ce serait déjà un très beau résultat », estime Jean Louis Destans.
Pour lui, le succès de la Garantie jeunes reposera notamment sur sa souplesse et son adaptabilité au terrain : « Le terrain est différent pour les jeunes selon qu’ils habitent un grand centre urbain ou l’ouest de notre département où la précarité est moins visible. »
Le conseil général de l’Eure a déjà été, en 2007, département pilote pour le RSA (revenu de solidarité active) initié par Martin Hirchs, alors Haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté. « Avec le RSA nous avions mis en place des solutions innovantes, c’est aussi une raison de cette nouvelle candidature. Même si ces solutions n’ont finalement pas été retenues, nous irons dans le sens de l’innovation avec le dispositif Garantie Jeunes ».
Jean Louis Destans voit aussi dans le choix de Matignon une reconnaissance d’un savoir-faire eurois.
 

 

 « Un dispositif global »


Présidente régionale de l’association des Missions locales, Sophie Buquet-Renollaud se félicite du nouveau dispositif mis en place.
Le dispositif Garantie jeunes, qui sera testé à partir du mois de septembre dans dix territoires en France, s’adressera la première année de l’expérimentation à des jeunes en situation de grande précarité. Ces derniers ne sont ni à l’école, ni en formation, ni en emploi et pour la plupart en rupture familiale.
Chaque jeune qui entrera dans le dispositif recevra une allocation mensuelle d’environ 450 €. En contrepartie il s’engage à suivre pas à pas les étapes du parcours construit en lien avec la Mission locale. Laquelle s’engage à lui proposer un accompagnement intensif, donnant lieu à des propositions régulières de formation ou d’emploi.


Une aide vers l’insertion dans le monde du travail

Une commission partenariale décidera des entrées et sorties du dispositif en fonction du respect des engagements de chacun et de la réussite des parcours des jeunes.
« C’est un bon dispositif car il propose un accompagnement global, qui comble un vide et répond à une attente. C’est pourquoi les Missions locales de Haute-Normandie se sont mobilisées tout de suite pour que l’Eure soit dans les premiers départements à le tester », explique Sophie Buquet-Renollaud, présidente de la Mission locale Évreux-Sud de l’Eure. Selon elle, cette aide mensuelle leur permettra de se consacrer à leurs démarches d’insertion vers l’emploi : « Quand on cumule des problématiques pour trouver un premier emploi, se loger, se déplacer ou tout simplement pour manger, il est difficile de faire des démarches d’insertion. » Cinq cents à mille jeunes pourraient être concernés dans le département la première année de l’expérimentation. Elle doit être étendue à d’autres départements en 2014, dont la Seine-Maritime. « Nous n’aurons malheureusement pas de mal à entrer en contact avec des jeunes potentiellement concernés par ce nouveau dispositif au regard du fort taux de chômage et du nombre de jeunes eurois qui n’ont aucune qualification. »

 

Lire l'article sur le site du PN :

http://www.paris-normandie.fr/article/eure/l%E2%80%99eure-aux-avant-postes

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