VOTRE DÉPUTÉ DE LA 2ÈME CIRCONSCRIPTION DE L'EURE

Elections européennes : mon soutien à Claude Roiron

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J'ai participé hier soir à Val de Reuil au meeting de soutien de mon amie Claude Roiron, candidate aux élections européennes, avec Benoit Hamon, Ministre de l'Education Nationale. Nous étions 400, rassemblés et enthousiastes. Retrouvez le texte de mon intervention. 

 

 

Meeting Européennes

 

14 mai 2014

 

Intervention Jean Louis Destans

 

 

 

 

 

 

Cher(e)s Ami(e)s, Cher(e)s Camarades,

 

 

 

Je veux d'abord vous dire le plaisir que j'ai d'intervenir ici devant vous, avec Marc-Antoine Jamet et Nicolas Mayer-Rossignol, et d'entendre notre nouveau Ministre de l'Education Nationale, Benoît Hamon et notre candidate aux élections européennes, Claude Roiron.

 

 

 

Benoît est déjà venu dans l'Eure en tant que Ministre chargé de l'Economie Sociale et Solidaire et nous avions pris le temps d'échanger. C'est un homme d'écoute et de convictions qui en quelques semaines a su trouver le ton juste et les arbitrages nécessaires pour réussir la difficile réforme des rythmes scolaires. Il vient aujourd'hui dans l'Eure engager la bataille pour les élections européennes, comme d'autres membres du Gouvernement ailleurs en France. Il fait ce qui doit être fait. Les Socialistes ont besoin que le Gouvernement milite avec eux, y compris et surtout lorsque le combat est difficile. Il n'y a pas parmi les socialistes ceux qui gouvernent et ceux qui partent en campagne. Il n'y a qu'une seule famille, celle de la gauche et des socialistes réunis, et notre combat est permanent. Merci Benoît de le mener avec nous.

 

 

 

Claude, nous nous sommes vus déjà plusieurs fois depuis ton entrée en campagne. Nous nous connaissons bien, pour de multiples raisons et en particulier parce que tu as été, toi aussi, Présidente d'un Département, et que tu connais l'importance de cette collectivité, notamment en zone à la fois rurale et urbaine, comme ici. Lors de ta prise de fonction, nous avions échangé et j'avais apprécié le grand sérieux avec lequel tu t'engageais. Je sais qu'élue Députée européenne à Strasbourg, tu y mettras la même qualité et la même passion.  

 

 

 

Il le faut.

 

 

 

L'Europe est un grand sujet pour la gauche et les socialistes. On a coutume de dire "l'Europe, c'est la paix". L'argument peut paraître facile. Et pourtant dans cette grande Région Nord-Ouest qui va célébrer dans quelques jours les 70 ans du Débarquement en Normandie, en présence de nombreux chefs d'Etat et des derniers témoins vivants de cette confrontation où le destin du Monde libre s'est joué, la paix, le message de la paix et du caractère exemplaire de la construction européenne ne peut pas ne pas être entendu.

 

 

 

Le Président de la République avait raison de rappeler la semaine dernière la phrase prononcée par François Mitterrand dans son dernier discours au Parlement Européen : "le nationalisme, c'est la guerre". Nous devons dire dans cette campagne que la construction européenne, c'est la paix et que nos adversaires, ce sont le nationalisme et la guerre. Nous devons le dire sans cesse pour faire barrage aux manipulations populistes et démagogiques de tous types qui polluent le discours ambiant et menacent au fond les peuples et la paix.

 

 

 

Mais l'Europe, ce n'est pas seulement la paix, ce n'est pas seulement le plus vaste ensemble d'Etats démocratiques et la plus grande économie du monde. L'Europe, c'est aussi un projet, assis sur des valeurs communes, ce sont des propositions qui permettent de garantir de vrais convergences entre peuples, facilitant la circulation des biens et des personnes, mais aussi un projet de société. L'Europe, cela doit être le progrès. C'est ce message là qui est porté par les Socialistes. Un message qui dit aussi la nécessité de lancer enfin les grands programmes d'investissement qui préparent l'avenir (infrastructures, énergies, THD); la nécessité également d'être fermes et intangibles sur les valeurs, comme nous devons l'être en Hongrie, par exemple.

 

 

 

J'ai noté avec grande satisfaction cette semaine, à la lecture d'une enquête réalisée sur l'ensemble des pays membres, que la France était le pays de l'Union Européenne où la popularité de l'Union Européenne a le plus progressé (54% d'opinion favorable contre 41% l'an dernier). Et ce qui est particulièrement notable, c'est que ce retournement vient surtout des jeunes français. 63% des 18-29 ans en France ont une opinion favorable de l'Europe.

 

 

 

C'est une formidable nouvelle, c'est sur ce terreau là qu'il faut continuer à se battre.

 

 

 

Alors, bien sûr, l'Europe est une construction publique extrêmement complexe, c'est aujourd'hui la droite qui est aux commandes, avec une incarnation politique extrêmement faible, depuis dix ans, celle de M Barroso. Un des enjeux majeurs de cette élection est qu'elle doit nous permettre enfin de peser démocratiquement sur la désignation du Président de la Commission Européenne, puisque ce Président sera élu par le Parlement et que les Etats membres procèdent à sa nomination en tenant compte des équilibres issus du scrutin. Si les socialistes l'emportent, alors c'est Martin Schulz qui sera Président de la Commission.

 

 

 

Je siège au Comité des Régions, forme de parlement des territoires à Bruxelles, où je préside la délégation française. Nous avançons pas à pas – il le faut bien- mais le travail des socialistes paie. La reconnaissance des services publics locaux, nous l'avons obtenue. Plus récemment, j'ai arraché un vote à la quasi-unanimité pour que soit étudiée la faisabilité d'un système d'assurance chômage à l'échelle de l'Union Européenne. Plus le poids des socialistes sera important au Parlement et à la Commission, plus nous pourrons faire progresser nos idées.

 

 

 

J'ai lu les propositions de Martin Schulz. Je ne vais pas les détailler. Mais certaines sont très concrètes, s'inspirent de ce que nous avons pu réaliser ici. Martin Schulz reprend ainsi à son compte la garantie jeune expérimentée depuis cet automne dans 10 Départements français et singulièrement dans l'Eure, où elle concerne 800 jeunes sans qualifications et éloignés de l'emploi. Une allocation, un suivi et un accompagnement jusqu'à la formation et l'emploi. Cette expérimentation concrète où l'Eure est pilote, tu pourras la porter, Chère Claude, à Bruxelles et à Strasbourg, pour qu'elle soit aussi une réalité concrète et tangible de l'Europe de demain.

 

 

 

Alors Chère Claude, continue le combat, la bataille; Nous te soutenons et nous t'accompagnons.  

 

 

 

Tu as toute notre confiance.

 

 

 

 

 

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